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Naviguer sur le BELEM

Publié le 4 Sep 2017

Naviguer sur le BELEM : retour à l’ancienne !

 



Six officiers, 8 matelots et gabiers, une chef cuistot, un cuistot et 48 passagers stagiaires. Un petit village sur un navire de 58m hors tout, jaugeant 534 tonneaux pour un déplacement de 800 tonnes !!!

Certes bien des choses ont changé depuis presque 150 ans : vestes de quart, salopette et bottes ont remplacé les pantalons et vareuses en coton qui ne séchaient jamais ainsi que les « bottes-sabots ».Les hamacs dans la cale ont fait place à des bannettes (pour les grands gabarits il faudra se plier et se tasser). Les sanitaires sont très confortables, certes loin de ceux des paquebots, mais plus besoin d’attendre l’eau de pluie pour faire sa toilette et sa lessive dans un seau. Pour le reste vous devenez un vrai matelot : quarts, services, entretien, manœuvres, tout y est.

Il faut savoir que sur le BELEM un guindeau a remplacé le cabestan et que 2 winches électriques ont été installés pour les centaines de mètres d’aussières, grosses comme un solide avant-bras. Pour le reste, hisser, brasser, carguer, frotter, laver : tout se fait à la force des bras.

        

Et quand vous devez virer lof pour lof par 40 nœuds de vent comme cela nous est arrivé en Mer du Nord, il ne faut pas mollir, même à plus de 30 aux manœuvres.

Vingt-deux voiles, 1200m2 de voilure, 5 kms de cordage, 200 points de tournage des manœuvres, 250 poulies simples, doubles ou triples… Il faut plusieurs jours pour s’y retrouver. Je peux dire qu’après plus de 40 ans de voile, j’ai tout appris !

Barrer, une formalité sur nos bateaux de croisière. Là rien à voir. Il faut d’abord se débarrasser de nos automatismes : lofer ou abattre de 5 degrés, c’est plusieurs tours de barre, d’un bon mètre cinquante de diamètre,  maniée à 2 mains ! Une heure par temps fort, cela équivaut à plusieurs heures en salle de musculation, plus la concentration sur le compas et sur l’indicateur d’angle de barre.

De Galway sur la côte ouest de l’Irlande à Bergen en Norvège en passant par Tobermory, Stornoway dans les Hébrides extérieures et Lerwick aux Shetland, nous avons parcouru 1045 Milles dont 558 à la voile. Les heures de moteur sont dues au fait qu’à moins de 60 degrés du vent, ça ne le fait pas !!

 Et quel bonheur de découvrir des valeurs saines, sûres, celles qui ont forgé nos anciens et généré plusieurs générations de grands navigateurs.

 Jean Philippe LE CHEQUER


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