Interview Nicolas Rossard : de l’Equipe de France de Volley-ball aux parquets de squash de Géo-André

par | 17 mars 2025 | Non classé

Nicolas Rossard

Interview réalisée par Héloïse de Clerck :

Salut Nicolas, 

Pour ceux qui ne te connaissent pas, tu auras 35 ans en Mai prochain, et tu as évolué au plus haut niveau dans un sport collectif : le volley-ball. Tu comptes 35 capes au poste de libéro en Equipe de France avec qui tu as gagné la ligue mondiale en 2017 et le championnat d’Europe en 2015.

Peux-tu nous expliquer comment tu es arrivé au squash ? Comment tu as découvert notre sport ? Qu’est ce qui t’a attiré dans ce sport ?

« J’ai découvert le squash durant ma carrière sportive mais j’avais déjà fait un petit peu de tennis auparavant. Je jouais pendant mes temps libres, généralement entre midi et deux avec ma famille ou mes amis, ce sport me permettait de me vider la tête. Je pouvais également me défouler durant un laps de temps assez court, ce qui est assez pratique lorsque l’on a un travail et une famille a côté. »

En quoi as-tu été le plus surpris dans ta découverte / pratique du squash ?

« Ce sport nécessite une belle endurance ainsi qu’une certaine technique, c’est ce qui m’a le plus étonné : le squash est un sport bien plus technique qu’on ne l’imagine. Au début, on s’attend surtout à un jeu rapide et intense, mais on découvre vite la complexité de sa maîtrise. »

Après avoir connu ce qui se fait de mieux dans ton ancien sport, que t’apporte le squash « amateur », avec ses matchs du jeudi soir et les Opens régionaux ?

« Durant les matchs du jeudi soir et les Opens régionaux, je retrouve un peu cette ambiance chaleureuse que j’appréciais tant au volley-ball. Le squash favorise une ambiance conviviale et un véritable esprit de groupe, que ce soit sur le court ou en dehors, il crée des moments agréables et renforce les liens entre les joueurs. De plus, il règne une véritable dynamique collective au club, où les joueurs se motivent et se challengent mutuellement. C’est d’ailleurs ce qui me manque le plus du volley, cet effet de groupe et également la compétition… »

Sens-tu que ton ancienne vie t’apporte un plus dans ces moments ? En quoi ton passé de joueurs pro, ayant connu le plus haut niveau, t’aide ?  Y’a-t-il des similitudes entre le volleyball et le squash, en termes de stratégie, physique….

« Oui, mon passif m’apporte énormément au squash. J’étais libéro au volley-ball, c’est un poste de défense. J’analysais les points forts et les points faibles de mes adversaires ce que je peux rapidement faire maintenant au squash. Cela me permet en conséquence de prendre l’ascendant sur mon adversaire. De plus, j’ai été 12 ans sous pression au volley-ball, avec la compétition, un entrainement strict… J’ai appris à très bien maîtriser mon stress, je me connaîs parfaitement et je sais comment je vais réagir face à différents types de situations.

Il y a également des similitudes au niveau du déplacement, la trajectoire de la balle, même s’il y quatre murs au squash. »

On te voit t’entrainer plus assidument cette année, enchaîner des performances dans les tournois régionaux et gagner tes matchs le jeudi soir en Critérium. Comment juges-tu ta progression pour l’instant ? Quels objectifs te donnes-tu à 2-3 ans ?

« Je ne me projette pas aussi loin, je suis le courant de l’année cependant j’aimerais bien renforcer ma technique, trouver une certaine régularité dans mon apprentissage. Je suis actuellement à 2-3 entrainements minimum par semaine et j’aimerais ajouter une séance de musculation pour renforcer ma condition physique, améliorer ma puissance et prévenir les blessures. »

Ressens-tu la même adrénaline et passion au squash et au volleyball ?

« Au volley-ball, je me préparais mentalement deux à trois jours avant les matchs et je m’entrainais durant des mois entiers. Il y avait un certain enjeu car je jouais devant des milliers de personnes. Cependant je retrouve au squash un petit peu d’adrénaline mais vu les enjeux forcément moins qu’au volley-ball. Je me plaîs énormément au club, j’adore le sport en général, mais le squash est un sport ludique ce qui rend sa pratique agréable. »

Tu es jeune papa, et issu d’une famille de volleyball : petit-fils de Jacques Rossard, le fils de Philippe et le neveu d’Olivier Rossard, anciens internationaux français de volley-ball, et le cousin de Quentin et de Thibault Rossard, également joueurs professionnels de volley-ball. Ta fille sera-t-elle volleyeuse ou squasheuse au Stade Français ?

« J’étais en effet entouré de personnes passionnés par le monde du volley-ball mais j’ai cependant commencé ce sport à l’âge de douze ans, je faisais du tennis avant. Ma fille fera peut-être du squash, je ne sais pas, c’est elle qui choisira. En tout cas, l’ambiance ici au Stade Français est vraiment magique, il y a un très gros travail de la part des responsables de la section ce qui en fait un lieu très animé et convivial. »

Pour conclure, quelques mots sur la section pour donner envie aux autres sportifs de venir nous rejoindre ?

« Si vous voulez souffrir, des joueurs du Stade Français se feront le plaisir de vous accompagner dans cette souffrance. Plus sérieusement, la section organise de superbes tournois, événements et il y en a pour tous les goûts, ancien sportif, amateur, compétiteur… Si tu cherches à progresser dans une ambiance conviviale et stimulante, rejoins notre section squash au Stade Français ! »

Palamarès Nicolas Rossard