C’est par ces mots qu’Amandine a résumé sa prestation aux Championnats du monde de judo, à Budapest. Battue en huitièmes de finale par la Japonaise Uta Abe, future championne du monde, la Stadiste ne s’est pas cachée : derrière un mauvais tirage, ni derrière la douleur d’une défaite aux pénalités. Elle a choisi d’en faire une leçon, son carburant vers la victoire !
Cette affiche entre les deux leaders de la catégorie -52 kg se déroule habituellement en finale des grandes compétitions. Si Amandine était tête de série N°1 en vertu de son rang du leader au classement mondial, ce n’était pas le cas de la Japonaise qui avait peu combattu ces derniers mois. Le combat de titan a donc eu lieu dès les 1/8 de final.
« Ce n’est qu’une étape dans cette Olympiade. Une pierre sur le chemin que je construis vers Los Angeles 2028. »
Le combat fut intense, serré, et s’est joué dans les détails. Pour la première fois depuis longtemps, Amandine a senti qu’elle tenait tête à sa grande rivale. Qu’elle pouvait la battre. Et même si le sort a basculé de l’autre côté, elle en ressort renforcée : « J’ai senti que, pour une fois, Abe n’avait pas l’ascendant psychologique sur moi. » confiait-elle à L’Équipe. Si la japonaise mène désormais 9-1 dans leurs confrontations directes, celle-ci n’a jamais réussi à mettre la française en difficulté, à la mettre au sol. Le verdict est tombé durant le golden score et aux pénalités, après 5’40 » de lutte, quand la future quintuple championne du monde n’a pas passé plus de 2’49 » cumulé pour l’ensemble de ses autres combats.
Dans un post Instagram publié peu après, Amandine va plus loin : elle parle de sa rage de vaincre, de ce goût amer laissé par une défaite où tout s’est joué à rien, mais surtout, elle affirme : « Je suis prête à faire tout ce qu’il faut pour revenir plus forte. »
Ce n’est pas seulement une revanche contre Abe, c’est une quête plus vaste, plus profonde. Celle d’une athlète qui refuse de se définir par un échec. Qui travaille, encore et toujours, et qui construit un chemin vers l’or.
« On apprend, on encaisse, et on avance. Il m’en faut beaucoup plus pour m’abattre. La rage de vaincre est plus forte que jamais. »
Amandine puise une nouvelle force dans son double projet (une double qualification aux JO de 2028 en judo et en rugby à 7) , projet soutenu avec enthousiasme par le Stade Français. Entre l’exigence du judo de haut niveau et l’énergie collective du rugby, elle a trouvé un équilibre rare.
Ce second souffle lui offre un espace pour relâcher la pression, retrouver le plaisir de combattre et développer une sérénité essentielle à sa performance. Cette nouvelle force intérieure qui lui a permis de regarder la légende Uta Abe droit dans les yeux.
Mais chez Amandine, un défi chasse l’autre ! À peine sortie du tatami, elle enchaîne déjà avec un nouveau défi, dans deux semaines elle commence les tournois de rugby à VII Chez elle, l’engagement est total, permanent, une compétitrice née, qui avance sans relâche vers ses objectifs.
Nous souhaitons qu’Amandine devienne une source d’inspiration pour tous les jeunes athlètes du Stade Français. Par son courage, sa résilience et son humanité, elle incarne les valeurs que nous défendons avec fierté. Le club est honoré de l’accompagner dans son parcours et fier de la compter parmi ses athlètes.